Mise à jour du 5 novembre 2026 : Le 4 novembre, l'Assemblée nationale a rejeté la première partie du PLF 2027. Les modifications votées par les députés, dont la suppression du plafonnement de l'amortissement LMNP, tombent donc. Le Sénat examinera à partir du 20 novembre la version initiale du texte, qui prévoit ce plafonnement. Rien n'est encore voté.
Ce que propose le PLF 2027 (texte du gouvernement)
Où en est le texte
Le projet de loi de finances pour 2027, déposé le 1er octobre 2026, propose de plafonner l'amortissement des LMNP au régime réel à 2,5 % par an et 7 000 € par foyer fiscal (1,5 % et 5 000 € pour les meublés de tourisme), et de supprimer le report des amortissements non déduits.
Le 30 octobre 2026, les députés avaient supprimé ces mesures en séance publique. Mais le 4 novembre, ils ont rejeté l'ensemble de la première partie du texte, qui contient l'article 7. Le texte est donc considéré comme rejeté en première lecture, et les modifications votées par les députés tombent. Le Sénat examinera la version initiale du gouvernement, avec le plafonnement, à partir du 20 novembre 2026.
Le statut LMNP n'est pas supprimé et rien n'est voté à ce stade : les sénateurs pourront encore modifier le texte, avant les dernières étapes de la discussion, prévues en décembre.
Nous mettrons régulièrement cette page à jour afin de vous tenir informés de tout changement concernant le statut LMNP en 2027.
PLF 2027 : un conseiller JD2M vous aide à tout comprendre
Prenez rendez-vous avec un conseiller pour :
Un rendez-vous gratuit et sans engagement, avec le n°1 des services comptables pour LMNP.
Capsule enregistrée le 4 novembre, avant le rejet du texte par les députés : les votes qu'elle présente ne font plus partie du texte examiné par le Sénat.
Le projet de loi de finances 2027 (PLF 2027) publié par le gouvernement le 1er octobre 2026 prévoit de modifier les règles d’amortissement applicables aux loueurs en meublé non professionnels relevant du régime réel d’imposition.
Dans la version du gouvernement, que le Sénat examinera à partir du 20 novembre 2026, les changements proposés visent à :
Ces propositions visent les loueurs en meublé exerçant leur activité au statut de loueur en meublé non professionnel et relevant du régime réel d’imposition.
Pour rappel, est considéré comme LMNP toute personne qui remplit l’une de ces deux conditions :
Une personne remplissant ces conditions, et ayant opté pour le régime réel d’imposition, est donc éventuellement concernée par ces propositions.
En revanche, ne sont pas concernés :
La location meublée de longue durée (bail meublé de résidence principale, bail mobilité) est donc bien concernée par le texte que le Sénat va examiner. L'amendement adopté en commission des finances le 8 octobre 2026, qui l'excluait, ne fait plus partie du texte (voir ci-dessous).
En cas d’adoption du texte en l’état, les conséquences seraient différentes pour les loueurs en meublé en fonction de leur situation. Pour illustrer leur impact éventuel, prenons un exemple, basé sur la version initiale du texte, celle que le Sénat va examiner.
Madame A. met en location meublée un appartement qu’elle a acheté 250 000 €, pour lequel la part terrain (non amortissable quelle que soit la situation) est valorisée à 20 %. La base amortissable pour le logement de Madame A. est donc de 200 000 €. Avec un amortissement par composants, Madame A. déduit aujourd'hui environ 6 400 € par an au titre du bâti.
Avec le PLF 2027, sa déduction serait limitée à 2,5 % de 200 000 €, soit 5 000 € par an. Madame A. perdrait donc 1 400 € d’amortissement déductible.
Toutefois, selon le prix de location du bien et le montant des dépenses déductibles permises par le régime réel, il se peut que Madame A. ne paye toujours pas d’impôts, ou voie son imposition n’augmenter que très légèrement.
Par exemple, si Madame A. loue son bien 600 € par mois, soit 7 200 € à l’année, et que son montant de charges déductibles est de 3 000 € :
Aujourd'hui
0 € de résultat imposable
Dans le système actuel, Madame A. impute 3 000 € de charges, puis utilise 4 200 € d’amortissement pour amener son résultat fiscal à 0 (7 200 € de recettes - 3 000 € de charges déductibles - 4 200 € d’amortissement). Les 2 200 € d’amortissement non utilisés sont reportables sur les années suivantes.
Avec le PLF 2027
0 € de résultat imposable
Dans le système prévu par le PLF 2027, le résultat est le même, puisque Madame A. impute toujours 3 000 € de charges, et utilise 4 200 € sur les 5 000 € d’amortissement disponibles pour amener son résultat fiscal à 0. Seule différence, les 800 € d’amortissement en trop ne seront pas reportables sur les années suivantes.
Imaginons maintenant que Madame A. loue son bien 1 000 € par mois, soit 12 000 € à l’année :
Aujourd'hui
1 264 € d'imposition
Dans le système actuel, le montant imposable de Madame A. est de 2 600 € (12 000 € de recettes - 3 000 € de charges déductibles - 6 400 € d’amortissement). Si le taux marginal d’imposition (TMI) de Madame A. est de 30 %, et en ajoutant les prélèvements sociaux à 18,6 %, l’imposition de Madame A. est de 1 264 €.
Avec le PLF 2027
1 944 € d'imposition (+680 €)
Dans le système prévu par le PLF 2027, le montant imposable de Madame A. passe à 4 000 € (12 000 € de recettes - 3 000 € de charges déductibles - 5 000 € d’amortissement). L’imposition de Madame A. passe donc à 1 944 €, soit une différence de 680 €.
Micro-BIC ou réel : faites le calcul avec vos propres chiffres
Notre simulateur gratuit compare pour votre bien :
Du 8 octobre au 4 novembre 2026, les députés ont examiné et modifié le PLF 2027. Aucune de ces modifications ne figure dans le texte que le Sénat va examiner.
Le 8 octobre 2026, la commission des finances a adopté plusieurs amendements sur l'article 7, dont l'exclusion de la location meublée de longue durée du plafonnement. Le 9 octobre, elle a rejeté l'ensemble de la première partie du texte. Les débats en séance publique sont donc repartis de la version du gouvernement, sans ces amendements.
En séance publique, les députés ont adopté plusieurs amendements sur la location meublée, contre l'avis du gouvernement :
Le 4 novembre 2026, les députés ont rejeté l'ensemble de la première partie du texte, par 458 voix contre et aucune voix pour. Quand la première partie d'un projet de loi de finances est rejetée, l'ensemble du texte est considéré comme rejeté. Tous ces amendements tombent donc.
À partir du 20 novembre 2026, le Sénat examinera la version initiale du texte, déposée par le gouvernement. Elle contient le plafonnement de l'amortissement LMNP (2,5 % et 7 000 €, 1,5 % et 5 000 € pour les meublés de tourisme) et la fin du report des amortissements non déduits. Les sénateurs pourront modifier ces mesures, les supprimer, ou reprendre certaines propositions des députés. Le vote du Sénat sur l'ensemble du texte est prévu le 9 décembre 2026.
Rien n'est donc acquis, dans un sens comme dans l'autre : il faudra attendre la version finale du texte.
Sources : scrutin public n° 9759 du 4 novembre 2026, amendements n° I-96, I-114, I-116, I-3911, I-540 et I-3484, site de l'Assemblée nationale ; ordre du jour et calendrier budgétaire du Sénat.
Comme pour toute loi de finances, les règles sont censées s’appliquer au jour de son entrée en vigueur, sauf précision spécifique du texte. Ces règles sont donc censées s’appliquer dès le 1er janvier 2027.
D’ici là, le texte doit encore être examiné puis voté par le Parlement. Voici les prochaines étapes prévues :
PLF 2027 : les prochaines étapes
Projet de loi de finances n° 3210 · calendrier prévisionnel, donné à titre indicatif
Calendrier prévisionnel, donné à titre indicatif. Les dates peuvent évoluer au fil de l'examen du texte, et le contenu de l'article 7 peut être modifié à chaque étape. Nous mettons cet article à jour après chaque vote.
Absolument pas. L’expérience générale des périodes d’études des projets de loi de finances successifs, et celles des propositions concernant la location meublée ces dernières années l’ont bien montré : les versions initiales de ces textes connaissent de très nombreuses modifications au gré des votes, et de nombreuses mesures disparaissent, ou connaissent des ajustements avant l’adoption de la version finale. Le PLF 2027 l'a déjà montré : les députés ont supprimé le plafonnement de l'amortissement LMNP le 30 octobre, avant de rejeter l'ensemble du texte le 4 novembre. Le Sénat repart donc de la version initiale, qui peut encore évoluer.
Ces dernières années, des propositions équivalentes, voire plus drastiques, avaient d’ailleurs été rejetées par les parlementaires, comme le plafonnement de l’amortissement LMNP à 2 %, ou encore sa suppression pure et simple.
En attendant le vote, vérifiez que votre régime actuel est le bon
Micro-BIC et réel comparés sur votre situation, gratuitement et sans engagement.
En 2027, les mesures votées lors des années précédentes continueront à s’appliquer pour les loueurs concernés.
Pour les loueurs en meublé relevant du régime réel, la réintégration des amortissements déduits fiscalement en cas de vente du bien mis en location meublée, instaurée par la loi de finances 2025, continuera à produire ses effets.
Si cette mesure avait fait grand bruit lors de son adoption au début de l’année 2025, elle n’a en réalité pas remis en cause la viabilité de l’investissement en location meublée, et cela pour 3 raisons :
Pour les loueurs de meublés de tourisme relevant du régime micro-BIC, la loi Le Meur continuera également de produire ses effets en 2027. Cette loi, entrée en vigueur au 1er janvier 2025, a entraîné une réforme du régime micro-BIC pour les loueurs de meublés de tourisme, classés ou non, en abaissant le taux d’abattement prévu (50% au lieu de 71% pour les meublés de tourisme classés, et 30% au lieu de 50% pour les meublés de tourisme non classés).
Les plafonds du régime micro-BIC pour ces activités ont également été revus à la baisse. En 2027, ils seront de 83 600 € pour les meublés de tourisme classés, et de 15 000 € pour les meublés de tourisme non classés. Tout dépassement du plafond prévu pendant deux années consécutives impose un passage au régime réel pour la déclaration suivante.
La loi Le Meur a également diversifié l’arsenal réglementaire applicable par les communes afin d’encadrer les pratiques de location de courte durée. Les communes ayant la possibilité d’appliquer une ou plusieurs mesures de la loi Le Meur, la vigilance reste de mise pour les loueurs saisonniers en 2027, qui doivent impérativement se renseigner auprès de leur commune sur la réglementation applicable.
Enfin, pour tous les loueurs, il conviendra, en 2027, de continuer de se pencher sur le sujet de la note de DPE des biens mis en location, car, après l’interdiction de mise en location de longue durée des biens classés G au 1er janvier 2025, la prochaine étape prévue est l’interdiction de mise en location des biens classés F au 1er janvier 2028.
Pour la location saisonnière, ces interdictions n’entreront en vigueur qu’au 1er janvier 2034, mais, d’ici cette date, les activités de location saisonnière devant obtenir une autorisation de changement d’usage ne pourront le faire qu’en présentant une note de DPE minimale de « E ».
À noter : Sur le point de la performance énergétique, de nombreux débats ont lieu sur la possibilité de modifier ce calendrier d’application. Ils seront donc à suivre avec attention sur la fin de l’année 2026 et en 2027.
Gagnez du temps sur votre comptabilité LMNP et déclarez tranquillement vos revenus locatifs !
Découvrez nos solutions comptables en ligne :
Les + :
Aucune mesure n'est encore votée pour 2027. Bien que le texte propose un plafonnement de l’amortissement des LMNP à 2,5 % de la valeur amortissable (1,5 % pour la location de courte durée) et de son montant déductible à 7 000 € par an et par foyer fiscal (5 000 € pour la location de courte durée), le chemin est encore long avant l’entrée en vigueur d’une telle mesure. Et des modifications sont à prévoir. Les députés ont d'ailleurs supprimé ce plafonnement le 30 octobre 2026, avant de rejeter l'ensemble de la première partie du texte le 4 novembre. Le Sénat examinera donc, à partir du 20 novembre, la version initiale du gouvernement, avec le plafonnement.
Rien ne le prévoit à ce jour. Un amendement qui proposait d'harmoniser les abattements à 40 % a été rejeté par les députés le 30 octobre 2026. Les autres changements du micro-BIC votés par les députés (abattement de 30 % pour les locations meublées, retour à 71 % pour les meublés de tourisme classés, les gîtes et les chambres d'hôtes) sont tombés avec le rejet du texte le 4 novembre. La version du gouvernement, que le Sénat va examiner, ne modifie pas le micro-BIC.
Non. La mesure proposée ne remet pas en cause l’intérêt du régime réel pour de très nombreux loueurs en meublé, et il n’existe aucune garantie qu’elle soit maintenue dans les versions successives du texte.
La réintégration de l'amortissement s'applique depuis l'entrée en vigueur de la loi de finances 2025, au mois de février de la même année. Pour autant, de nombreux dispositifs d'exonération ou d'atténuation du montant de plus-value imposable existent, permettant bien souvent aux loueurs de réduire leur imposition, même en cas de réintégration de l'amortissement.
Cet article intègre la version initiale du PLF 2027, déposée le 1er octobre 2026, et le rejet du texte par l'Assemblée nationale le 4 novembre 2026. Il sera mis à jour à l'issue de chaque vote du Parlement, qui devraient, en principe, avoir lieu avant la fin de l'année 2026.
Non. À l'heure actuelle, le texte de l'article 7 du PLF 2027 proposé par le gouvernement ne concerne que les loueurs relevant du statut de LMNP (loueur en meublé non professionnel).
Oui, dans la version que le Sénat va examiner. L'amendement adopté en commission des finances le 8 octobre 2026, qui excluait les logements meublés loués avec un bail de résidence principale ou un bail mobilité, ne fait plus partie du texte. Le plafonnement et la fin du report s'appliqueraient donc à la location meublée de longue durée, sauf si le Sénat ou les étapes suivantes modifient le texte.
Oui, dans la version que le Sénat va examiner, mais dans la limite de 1,5 % et de 5 000 € par an et par foyer fiscal, et sous réserve de changements apportés au texte. L'amendement adopté en commission des finances le 8 octobre 2026, qui supprimait l'amortissement des meublés de tourisme achetés à partir de 2027, ne fait plus partie du texte.
Micro-BIC ou réel : lequel est le plus avantageux pour vous ?
Comparez gratuitement les deux régimes avec vos propres chiffres.